Comment j'ai auto-publié ma trilogie : les coulisses de L'Ascension de l'Héritière
Entre apprentissage, défis et découvertes : le vrai parcours d'une auteure auto-éditée.
On me demande souvent : "Comment as-tu fait pour auto-publier ta trilogie ?" La réponse n'est pas simple. Ce n'est pas une success story instantanée. C'est un parcours fait d'essais, d'erreurs, d'apprentissages et de beaucoup de persévérance.
Aujourd'hui, je vous ouvre les portes des coulisses. Les vraies. Avec les doutes, les obstacles, mais aussi les victoires et les leçons apprises.
Pourquoi l'auto-édition ? Garder le contrôle et tout apprendre
Mes livres n'ont jamais été envoyés en maison d'édition. Ce n'était pas un plan B faute d'être publiée traditionnellement. C'était un choix délibéré.
Je voulais garder le contrôle total sur mes livres. Sur l'histoire, sur les couvertures, sur le rythme de publication. Mais surtout, je voulais apprendre au fur et à mesure chaque étape du processus.
L'auto-édition, c'est un chemin long où j'en apprends tous les jours. Ce n'est pas simplement écrire et rester dans son coin. C'est créer un lien avec les mots, avec les lecteurs, mais aussi avec tous les corps de métier : correcteurs, designers, imprimeurs, marketeurs...
Être auteure auto-éditée, c'est être chef d'orchestre de son propre projet. Et c'est passionnant.
L'écriture : 1 an pour 3 tomes (mais pas en continu)
J'ai mis au total 1 an pour écrire les trois livres de la trilogie. Mais attention : je n'ai pas écrit en continu.
Je réalisais des études à côté et je n'avais pas toujours le temps d'écrire. Entre les pauses, les périodes d'examens, les moments où la vie prenait le dessus... Si je devais enlever les pauses, j'aurais mis 3 à 5 mois d'écriture réelle.
Ma routine d'écriture
🌙 La nuit : C'est mon moment privilégié pour écrire. Le silence, le calme, l'absence de distractions. Les mots coulent mieux.
☀️ Le matin : J'aime aussi écrire tôt le matin, quand l'esprit est frais et reposé.
Le plus grand défi : tout réécrire le tome 1
Au début, je voulais faire un personnage = un livre. J'ai écrit tout le tome 1 avec cette structure. Et après avoir fini le livre, je me suis rendu compte que c'était une mauvaise idée.
L'histoire ne fonctionnait pas. Les personnages manquaient de profondeur. Le rythme était bancal. J'ai dû reprendre toute l'écriture.
C'était frustrant. Démoralisant. Mais nécessaire. Et aujourd'hui, je suis fière d'avoir eu le courage de recommencer plutôt que de publier quelque chose qui ne me satisfaisait pas.
La correction : ma plus grosse erreur (et ma plus grande leçon)
Voilà une chose que je dis sans détour : pour cette trilogie, je n'ai pas pris de correcteur professionnel. Et je le regrette aujourd'hui.
Je ne ferai plus cette erreur. Un regard extérieur professionnel aurait amélioré la qualité finale des textes, c'est indéniable.
Heureusement, ma mère, qui est très stricte sur l'orthographe, m'a beaucoup aidée pour la correction. Sans elle, les livres auraient été remplis de coquilles.
Les bêta-lecteurs : un soutien précieux
Tome 1 : J'ai eu un bêta-lecteur qui m'a permis d'évoluer rapidement en faisant des remarques constructives. Son retour a été précieux.
Tomes 2 et 3 : Il ne pouvait plus m'aider à cause du temps. Ma mère a repris le relais, avec son œil affûté et son honnêteté.
Combien de versions ai-je faites avec les corrections ? Beaucoup trop pour les compter. Chaque relecture apportait son lot de modifications, d'ajustements, d'améliorations.
Les couvertures : faites par moi-même (par nécessité)
C'est moi qui ai créé les couvertures de la trilogie. Je n'avais pas les moyens de faire appel à un graphiste professionnel.
Pour le style, j'ai regardé ce qui se faisait sur Amazon dans le genre romance psychologique. J'ai analysé ce qui fonctionnait visuellement. Puis je me suis posé la question : comment rendre mes couvertures uniques dans le thème demandé, avec les moyens que j'avais ?
Le résultat n'est pas parfait. Mais il est à mon image : fait avec le cœur, avec les ressources disponibles, et avec une volonté de créer quelque chose qui me ressemble.
Pour mon prochain livre, je cherche actuellement une personne pour me faire les couvertures. J'ai compris qu'investir dans un professionnel est essentiel pour donner une vraie identité visuelle à mes livres.
L'impression : Amazon KDP par contrainte budgétaire
Je n'ai pas encore acheté mes ISBN, donc je passe par KDP Amazon pour l'impression et la distribution.
J'aurais bien voulu passer par un imprimeur français, mais le budget reste limité. Amazon KDP offre un système d'impression à la demande qui permet de publier sans frais initiaux, ce qui était parfait pour démarrer.
Pour le moment, je reste sur du format broché. Les livres sont trop petits à mon goût pour une reliure rigide, mais c'est un choix que je pourrais revoir pour les prochains projets.
Les obstacles : budget, marketing et apprentissage constant
Mes défis en auto-édition ? Ils sont multiples.
- 💰 Le budget — Tout coûte cher : correction, couvertures, marketing, publicité...
- 📣 Le marketing — C'est un monde à part entière. J'ai tout à apprendre.
- 🤔 Le doute — Parfois, je me demande si c'est la bonne voie, si les livres vont plaire...
Mais l'envie d'apprendre et d'avancer est mon moteur. Chaque obstacle est une leçon. Chaque erreur est une opportunité de m'améliorer.
Ce que l'auto-édition m'a appris
Tout faire soi-même n'est pas toujours la bonne idée. Il faut s'entourer des bonnes personnes, avec le bon budget, et gérer ses comptes intelligemment.
J'ai appris que l'indépendance ne signifie pas solitude. Être auteure auto-éditée ne veut pas dire tout faire seule. Ça veut dire orchestrer un projet en faisant appel aux bonnes compétences au bon moment.
J'ai appris à investir intelligemment. Parfois, dépenser 200€ pour une couverture professionnelle peut faire la différence entre un livre qui passe inaperçu et un livre qui attire l'œil.
J'ai appris que la perfection n'existe pas. On peut toujours améliorer, toujours corriger, toujours peaufiner. Mais à un moment, il faut publier. Et accepter que le livre ne sera jamais "parfait" à nos yeux.
Mon conseil si vous hésitez à vous lancer en auto-édition
Ne vous lancez pas sur un coup de tête.
Il est préférable de patienter et de bien préparer la publication avant de se lancer. Un livre publié trop tôt, sans correction, sans couverture travaillée, sans plan marketing, aura du mal à trouver son public.
Prenez le temps de :
- ✅ Faire corriger votre manuscrit par un professionnel (ou au minimum plusieurs bêta-lecteurs)
- ✅ Investir dans une couverture professionnelle (c'est la première chose que les lecteurs voient)
- ✅ Préparer un minimum de marketing (réseaux sociaux, newsletter, blog...)
- ✅ Calculer votre budget (impression, publicité, outils...)
- ✅ Accepter que ce sera un marathon, pas un sprint
L'auto-édition : un parcours exigeant mais passionnant
Auto-publier L'Ascension de l'Héritière a été l'un des défis les plus enrichissants de ma vie. J'ai fait des erreurs. J'en ferai encore. Mais chaque étape m'apprend quelque chose de nouveau.
Si vous êtes auteur ou auteure et que vous hésitez à vous lancer, sachez que c'est possible. Ce n'est pas facile, ce n'est pas rapide, mais c'est faisable. Et c'est incroyablement gratifiant.
Aujourd'hui, mes trois tomes sont publiés. Ils ne sont pas parfaits. Mais ils existent. Et c'est déjà une victoire.
La trilogie L'Ascension de l'Héritière est disponible en livre papier et ebook
Avec authenticité et persévérance,
— Clémentine Moury
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